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Zélotes

Le mot est formé à partir de la racine grecque zeloo qui signifie "avoir de l'ardeur, du zèle". Selon son étymologie, ce mot signifie "qui a du zèle pour (Dieu et la Torah)".
Au 19ème siècle, le mot féminin "zélote" s'appliqua de façon plus générale à une personne animée d'un zèle religieux fanatique, puis dans un sens plus large encore, il désigna une personne poussant le zèle jusqu'à l'aveuglement.

Les zélotes existèrent comme groupe politique sous le règne d'Hérode le Grand (37-4 av. J.C.) et d'après l'historien Flavius Josèphe, c'est le leader nationaliste Judas de Gamala qui en fut à l'origine. En l'an 6 après J.C., alors que la Judée est directement placée sous gouvernement romain, les zélotes appelèrent à la révolte à cause du recensement décrété par le gouverneur Quirinius, (légat d'Auguste) qui instituait l'impôt des propriétés. Ce soulèvement fut rapidement étouffé mais on pense que les zélotes durcirent alors progressivement leur opposition armée au fur et à mesure que le joug romain devint de plus en plus oppressant pour le peuple d'Israël. Selon d'autres historiens le mouvement fut plutôt mis en veilleuse pour resurgir plus tard dans les années 66.

Les zélotes partageaient l'ensemble des idées des pharisiens, comme eux ils défendaient avant tout la loi. Mais leur véritable particularité résidait dans leur nationalisme radicalisé. Ils soutenaient fermement que Dieu seul devait être reconnu pour Seigneur et pour Roi et que nul homme ne pouvait recevoir le nom de Seigneur et de Maître. Reconnaître l'autorité de l'empereur romain païen, c'était à leurs yeux renier l'autorité de Dieu. Ils appelaient de tous leurs vœux l'instauration du royaume de Dieu et tâchaient d'en hâter la venue en ayant recours aux actions violentes, alimentant des révoltes, dressant des embuscades, et n'hésitant pas à utiliser le poignard. Les Romains les appelaient d'ailleurs sicarii, dérivé de sica, le nom de leur poignard tranchant. Pour eux l'étranger était un ennemi, le païen souillait la terre promise, et le compatriote juif trop complaisant qui collaborait avec les Romains était un traître.
Il est probable que le zèle meurtrier dont ils faisaient preuve avait à leurs yeux une dimension expiatoire et purificatrice.

Massada Ce courant nationaliste qui lutta farouchement contre toute domination étrangère a entretenu en Palestine un climat incessant d'insécurité. En 66 sous le régne de Titus, les zélotes furent les instigateurs d'une violente insurrection contre le pouvoir romain (Première Guerre judéo romaine). Les Romains réagirent par une très dure répression dont les deux conséquences furent la chute de Jérusalem et la destruction du Temple en l'an 70.
Après que Jérusalem fut détruite, Le chef zélote Eliazar dirigea la petite armée dérisoire de la forteresse de Massada pour faire face aux puissantes légions romaines jusqu'en 73, et les derniers zélotes préférèrent se donner la mort plutôt que se rendre.

L'un des disciples de Jésus est appelé Simon le zélote par l'évangéliste Luc (il est surnommé le Cananéen par Matthieu et Marc). Cette appellation n'avait sans doute pas de connotation révolutionnaire anti-romaine, elle visait plutôt à mettre l'accent sur le zèle qui animait Simon dans son désir ardent de conserver l'Alliance de Dieu.
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