Paroisse Réformée de
Hagondange - Maizières-lès-Metz

L'histoire de la Réforme


Ailleurs, dans le Royaume d'Angleterre : l'anglicanisme

En 1547 c'est un enfant de 9 ans, Edouard VI, qui monte sur le trône. Le duc de Somerset qui assure la régence et correspond avec Calvin est un réformé de conviction et il fait rapidement basculer l'Église dans la Réforme, dont les figures essentielles sont Thomas Cranmer et Martin Bucer qui a fui Strasbourg.
À la mort d'Edouard VI, l'intolérante Marie Tudor tentera de restaurer le catholicisme. Elle fait brûler sur le bûcher près de deux cents évêques, savants, hommes et femmes du peuple et parmi eux les principaux chefs du protestantisme.

Elisabeth 1ère Après la mort de Marie Tudor, Elisabeth 1ère (1553-1603) rétablit le protestantisme qui prendra l'allure d'une religion dont l'exégèse et la rigueur sont protestantes tandis que la pompe demeure catholique. Tout au long de son histoire, l'anglicanisme se partagera entre ces deux tendances, celle de la haute Église proche du catholicisme, et celle de la basse Église proche du protestantisme.

On appela puritains les protestants radicaux qui souhaitaient que l'Église anglicane se rallie à la Réforme selon la règle que Calvin faisait suivre à Genève, voulant abolir ce qu'ils considéraient comme des survivances du catholicisme : le signe de croix, le port du surplis, la génuflexion pour recevoir la communion, le ministère des évêques. Ils furent sévèrement réprimés et parfois expulsés du royaume en direction des Pays-Bas.
Ce sont ces puritains anglais, les " pères pèlerins ", qui émigrèrent au Nouveau Monde en 1620, à bord du " Mayflower " et qui y façonnèrent le paysage religieux que l'on connaît encore aujourd'hui aux États-Unis.

En Écosse, sous l'influence de John Knox (1505-1572) qui connaît Calvin et Bullinger, le parlement écossais abolit " l'idolâtrie" et l'épiscopat en 1560 et adopte la Confession écossaise inspirée par l'Institution chrétienne de Calvin.

En Italie : les Églises vaudoises

Par rapport à l'Europe du Nord, la Réforme protestante s'est peu implantée en Italie ; deux explications sont proposées par Gilles Castelnau : ou bien le peuple italien était trop indifférent aux questions religieuses pour se passionner pour le message des Réformateurs, ou bien l'influence que l'Église catholique exerçait sur les populations était trop importante.
Si les idées nouvelles ont touché de nombreuses personnalités, elles n'ont guère débordé les milieux d'élite. Par contre, les communautés vaudoises y furent perméables.

Monument à Chanforan En 1530, le dialogue déjà amorcé dès 1526 reprend avec les Réformateurs Oecolampade et Bucer, et débouche en septembre 1532 sur le Synode de Chanforan auquel participe Farel ; les barbes acceptent l'ensemble de la doctrine calviniste et font entrer les communautés vaudoises dans le grand courant de la Réforme protestante.
En 1535 ces communautés qui ont toujours conservé l'usage de la langue française, font imprimer la première Bible réformée en français traduite par Olivétan, cousin de Calvin.
Aujourd'hui encore, l'Église réformée italienne porte le nom d'Église vaudoise.

Dans ces deux pays, l'installation de la Réforme se réalise relativement rapidement, ce qui ne fut pas le cas en France.

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